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Le KARRIM’HOC est un raid forestier d’orientation par équipe de deux étalé sur 2 jours (samedi et dimanche). Les itinéraires de chaque circuit proposé imposent le passage à un certain nombre de points de contrôle obligatoires (balises). Entre ces « balises », les cheminements se font au choix des concurrents, sur base d’une carte topographique. Ce raid forestier requiert une forme physique affutée, un sens de l’orientation, un esprit d’équipe et du respect pour la forêt d’accueil.

Plusieurs formules sont proposées : ABC pour les coureurs et DE pour les randonneurs :

A Techniquement difficile, épreuve de longue haleine supposant une bonne condition physique pour arriver dans les délais impartis (18 km à boucler en 6 heures)

B Techniquement difficile (15 km à boucler en 5h30)

C Techniquement difficile (12 km à boucler en 5h)

D Techniquement facile, sur sentiers, chemins forestiers et layons (16 km à parcourir en 7h)

E Techniquement facile, sur sentiers, chemins forestiers et layons (12  km à parcourir en 6h)

Quelle que soit la formule choisie chaque participant doit porter un sac à dos pesant ± 5 kg par le contenu imposé.

Cette année, nous [Marcel Dessambre et Patrick Mossoux] avions rendez-vousimg_4824 dans la petite commune d’Hargnies située sur le plateau des Ardennes françaises. Pour la petite histoire, la dénomination « Ardenne » vient de 2 mots celtiques AR DUEN signifiant « forêt profonde ». Bref, il suffisait de regarder autour de soi et le choix de cette région pour le Karrim’HOC s’imposait comme une évidence tant elle est boisée.

 

Avec mon équipier, nous étions inscrits sur le parcours C de 11,700 km. Ce samedi matin, au départ de la course, notre stratégie fut de reconnaitre préalablement le lieu afin de trouver un endroit sec pour pouvoir reporter les points obligés sur la carte car, par expérience, nous savons que c’est presque impossible de le faire sur une carte mouillée.
Dès l’entame de la course, le ton était donné, nous avons franchi une côte de 800 m avant d’entrer dans le massif forestier. Au menu du jour : vallées, ruisseaux, pentes abruptes, descentes à pic et ronces un peu trop attachantes. Bref, des images plein les yeux et des anecdotes plein la tête à raconter pendant la soirée.

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Après l’arrivée à Landrichamps, nous avons été conduit en car au domaine de Massembre pour y prendre possession de notre logement : chambres confortables et chauffées, restaurant self-service et un bar ouvert jusque minuit.

logement

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Le soir, chaque équipe refait sa course autour d’une table conviviale en compagnie d’une brune ou d’une blonde.

Dimanche matin, après un repos réparateur, nous avons été reconduits à Landrichamps, lieu d’arrivée de la veille, pour un départ en chasse ; c-à-d. dans l’ordre d’arrivée du samedi.

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Cette fois, nous devons d’abord franchir une côte abrupte avant de reporter les points obligés sur la carte. Là, aucune stratégie le premier au sommet marque la carte. Tandis que mon équipier file, je me hisse péniblement vers le sommet soufflant comme un vieux soufflet de forge, encore fourbu et courbaturé de la veille. Je jette un coup d’oeil sur le côté et je vois mon ami et adversaire ahanant aussi fort que moi, ce qui donne en image, une course de côte entre deux tortues asthmatiques.

 

Encore une fois le spectacle fut grandiose :

photos de la forêt des lauriers et des moulins d’Hargnies.

A l’issue de la course, mon gps affichait 16km et 1000m de dénivelé positif.

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Finalement, nous terminons 4eme au général sur le parcours C et 3eme dans la catégorie Homme.

Marcel

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